Câbleries-corderies Harmegnies de Dour

Câbleries-corderies Harmegnies de Dour

Ancienne valseuse de 1935 des Corderies Harmegnies de Dour

Image issue de : « Ancienne valseuse de 1935 des Corderies Harmegnies de Dour », dans BERCKMANS, Paul, Le Borinage : 1781-2014 : naissance et développement de la culture et du paysage industriels dans le plus ancien bassin houiller du continent européen, Namur : Institut du Patrimoine wallon, 2015, p. 209.

Anciens bâtiments des Corderies Harmegnies de Dour

Image issue de : « Anciens bâtiments des Corderies Harmegnies de Dour », dans BERCKMANS, Paul, Le Borinage : 1781-2014 : naissance et développement de la culture et du paysage industriels dans le plus ancien bassin houiller du continent européen, Namur : Institut du Patrimoine wallon, 2015, p. 210.

Historique et évolution :

Les câbleries-corderies Harmegnies de Dour sont situées à la rue du Roi Albert à Dour.

Jean-Baptiste Harmegnies crée au départ un petit atelier de corderie. Par la suite, Jean-François Harmegnies, qui hérite de l’atelier de son père, décide d’agrandir l’entreprise familiale entre 1840 et 1850 en mettant en place une corderie pour la fabrication des cordes en chanvre et en aloës. En 1859, il dépose un premier brevet pour un système de couture de cordes plates en chanvre et en aloës destinées à l’extraction dans les puits charbonniers. Par la suite, en 1862, il dépose un deuxième brevet lié à la fabrication des câbles ronds et plats en métal. Toutefois, l’apogée industrielle fut réalisée par André Harmegnies. En effet, il transforma l’entreprise familiale et artisanale en une importante câblerie. Ainsi, l’entreprise sera réputée bien au-delà de la région du Borinage.

Créée quelques années plus tard sous le nom collectif de « Corderies Harmegnies et Frères », cette société devint le 25 janvier 1906, la société anonyme « Corderies Harmegnies de Dour ». Toutefois, en 1922, celle-ci fusionna avec la société « Conducteurs électriques de Bruxelles », ce qui lui valut un essor considérable grâce à la création de la division « Câblerie électrique » et de celle « Câblerie pour la télédistribution » en 1972. En 1986, elle réalisa, sur base d’un plan établi par Monsieur Foriez, « la lampe de mineur », témoin de l’activité minière de la localité de Dour. Cette dernière siège sur la Grand-Place de Dour.

Par la suite, en 1989, elle est rachetée par le groupe français Câbles de Lyon. Cette date marque la fin de la structure familiale qui depuis le début était entre les mains de la famille Harmegnies. Toutefois, cela ne signifie pas pour autant la fin de l’usine qui a su résister à la concurrence. Par ailleurs, il est intéressant de noter qu’en 2000, elle devient Nexan quand le groupe français Câbles de Lyon change de nom. Dans ce contexte, pour toute information complémentaire concernant Nexan, le lecteur peut se rendre à l’adresse suivante : http://www.nexans.be/eservice/Belgium-en/navigate_-14/Electrical_cable_power_and_fiber_optic_cable_manufacturer_www_nexans_be.html

Actuellement, les plus anciens bâtiments de l’usine Harmegnies ont été démolis ou sont désormais à l’état de ruine. L’ancienne machine utilisée pour la torsion des câbles, la valseuse, de 1935, toute rouillée, est le dernier témoin de l’activité industrielle passée. À cela, il est intéressant d’ajouter qu’un projet de complexe commercial est en cours sur l’ancien site.

Ligne du temps :

Références bibliographiques (Pour la description complète, cliquez) :

Lien vers Google Earth permettant de localiser ces câbleries-corderies :

https://earth.google.com/web/@50.3981899,3.7758762,73.38683739a,644.21778949d,35y,0h,45t,0r/data=ChUaEwoLL2cvMXZkNzBndDUYAiABKAIoAg

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