Gare de Dour

Gare de Dour

Gare de Dour

Image issue de : « Intérieur de la gare de Dour », dans CORNU, Eric, DELPLAN, Jean, LEMAL, Pierre, La saga des gares à Dour et en Haut-Pays, Mons : Editions PTF ASBL, 2009, p. 28.

Historique et évolution :

En raison de sa situation géographie, Dour constituait une plaque tournante vers la France. L’histoire des premiers rails à Dour est liée au développement des charbonnages dans la région. C’est dans ce contexte que furent construits les premières gares charbonnières. Celles-ci ont permis le développement économique de la région. Ainsi, la gare charbonnière de Dour était située sur une grande esplanade entre les terrils de Sainte-Henriette, de la Grande Machine à Feu et de Saint-Antoine. Elle permettait de relier Dour aux autres zones charbonnières du Borinage mais aussi au-delà de la région. Elle connut de grandes heures à la fin du XIXe siècle et dans le premier tiers du XXe siècle. Par la suite, le ralentissement des activités houillères amena à son démantèlement progressif après les années 1960 si bien que les bâtiments seront abandonnés.

Du point de vue architectural, la gare comprenait des locaux dans le style typique Etat belge de 1873. Ainsi, on y retrouvait une salle fonctionnelle, des guichets, un local administratif mais aussi un hangar aux marchandises, une rampe de chargement, une remise technique et une cabine mécanique de signalisation. En 1872, elle est ouverte au public. Elle est excentrée par rapport à Dour mais elle compte pourtant un « Hôtel du commerce ». Ainsi, cet hôtel servait non seulement de lieu d’hébergement, mais aussi de « Café de la gare ». Dans ce contexte, il convient d’indiquer que cet hôtel fut détruit au début des années 1980 à la suite d’un incendie.

Par ailleurs, il est intéressant d’indiquer que le développement économique de la station et de son quartier a été rendu possible, outre la ligne internationationale, grâce aux raccordements privés. Parmi ces derniers, nous pouvons citer la jonction minière de l’Ouest de Mons, la ligne utilisée par la Brasserie Cavenaile ou encore celle de la Brasserie Patte. Ainsi, les corderies Harmegnies de Dour furent également reliées aux lignes de la gare de Dour et les ateliers Patte.

Dans ce contexte, il convient d’indiquer que la gare de Dour n’existe plus aujourd’hui. Ses bâtiments sont en ruine. Ainsi, les anciennes lignes ont été remplacées par des ravels dont les informations sont disponibles aux adresses suivantes :

Ligne du temps :

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