Famille de Vismé

Famille de Vismé

  1. Jean de Vismé

Nous ne disposons malheureusement d’aucune iconographie dans le fonds local de la Bibliothèque communale de Dour sur ce personnage.

Sa biographie :

D’origine française, né à Vraignes dans le département de la Somme, le 8 septembre 1760, Jean de Vismé est issu d’une famille de noble lignée et de souche huguenote. En 1783, il part étudier à Lausanne à l’Institut Antoine Court duquel il reçoit en 1786 la consécration pastorale le 4 octobre. Sollicité par les protestants dourois, il devient leur pasteur de 1788 à 1817. Dans ce contexte, il sera le véritable organisateur de l’église protestante douroise

En ce qui concerne sa vie privée, il épouse, le 2 mai 1790, Marie-Thérèse Davoine. De cette union, naîtront huit enfants parmi lesquels nous pouvons citer Jonathan de Vismé, le futur pasteur de Dour.

Il décède à Valenciennes le 4 février 1819.

Ses fonctions :

  • Pasteur de la communauté protestante de Dour

Ligne du temps :

2. Jonathan de Vismé

Jonathan de Vismé

Image issue de : « Jonathan de Vismé », dans BRAEKMAN, E. M., Histoire de l’église protestante de Dour, Bruxelles : Société d’Histoire du Protestantisme Belge, 1977, p. 220, Coll. des Etudes.

Sa biographie :

Né à Quiéy en 1792, Jonathan de Vismé étudie la théologie à l’Académie de Genève afin d’accéder au ministère pastoral. Dès 1816, il est appelé par l’Eglise protestante de Dour avant la fin de ses études. En 1817, il passe son examen d’admission à La Haye devant la Commission du Synode des Eglises wallonnes.

Le 11 mai 1817, il arrive à Dour. Là, il crée une école. En 1828, il inaugure une nouvelle église qui sert encore aujourd’hui. Il rayonne autour de Dour dans le Borinage. En raison de la pertinence de ses sermons, il arrive à rassembler de nombreux fidèles autour de lui. En 1834, suite à la création de la « Société biblique belge », il crée une association ciblant le Borinage. Cofondateur de la « Société évangélique belge », organe missionnaire des pasteurs de l’Eglise protestante officielle, il place Ferdinand Girod et Louis Maton à Mons et à La Bouverie pour y établir le protestantisme.

Il décède à Dour en 1866.

Ses fonctions :

  • Pasteur de la communauté protestante de Dour
  • Fondateur d’une association biblique belge ciblant le Borinage
  • Cofondateur de la « Société évangélique belge »

Ligne du temps :

3. Jean-Daniel de Vismé

Jean-Daniel de Vismé

Image issue de : « Jean-Daniel de Vismé », dans BRAEKMAN, E. M., Histoire de l’église protestante de Dour, Bruxelles : Société d’Histoire du Protestantisme Belge, 1977, p. 200, coll. des Etudes historiques.

Sa biographie :

Né à Dour, le 12 août 1841, Jean-Daniel de Vismé est le fils de Jonathan de Vismé et de Louise de Félice. Il est baptisé par son père le 30 septembre 1841. Il fait ses études classiques au Collège protestant de Sainte-Foy-la-Grande, en Gironde. Par la suite, il poursuit ses études à Genève à la Faculté de Théologie de 1860 à 1864. Ayant dû interrompre ses études pour seconder son père, il défend sa thèse de baccalauréat en théologie afin de pouvoir être consacré pasteur et s’installer à l’Eglise de Dour.

Au début du mois de janvier 1867, il revient à Dour et, après avoir passé devant la Commission ecclésiastique d’examen instituée par le Synode de l’Union des Eglises, il fut consacré le 3 février et installé pasteur de l’Eglise de Dour le même jour. Toutefois, le 1er octobre 1870, il décida de quitter Dour et de donner sa démission. Les raisons de son départ sont inconnues. Néanmoins, il fut le pasteur qui resta le moins de temps à la tête de l’Eglise protestante de Dour. Toutefois, avant son départ, il s’engagea à trouver son remplaçant de façon à ce que l’Eglise de Dour ne soit pas déclarée vacante et placée sous la direction d’un consulent. Ainsi, il décida avec l’accord du corps électoral que son remplaçant serait Pierre Péron.

Finalement, Jean-Daniel de Vismé quitta Dour pour se rendre à Paris où il occupa le poste de directeur de l’Ecole préparatoire de théologie pendant trente-trois ans. Par ailleurs, il fit aussi paraître à Montauban en 1889 « Quelques traits du Jésus de l’Histoire » et il obtint le grade de docteur en théologie honoris causa de l’Université de Montréal au Canada. Dans ce contexte, il convient d’indiquer qu’au niveau de sa carrière professionnel, il fut, d’une part, président de la Société biblique en France où il révisa la traduction du Nouveau Testament et vice-président de la Société Centrale Evangélique, et d’autre part, président de la Commission des études de la Société des Missions de Paris.

Il décède à Montmorency le 2 septembre 1930.

Ses fonctions :

  • Pasteur de la communauté protestante de Dour
  • Directeur de l’Ecole préparatoire de théologie à Paris
  • Auteur de « Quelques traits du Jésus de l’Histoire »
  • Docteur en théologie honoris causa de l’Université de Montréal au Canada
  • Président de la Société biblique en France
  • Vice-président de la Société Centrale Evangélique
  • Président de la Commission des études de la Société des Missions de Paris

Ligne du temps :

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