Camille Moury

Camille Moury

Camille Moury

Image issue de : JOURET, Alain, 1914-1918 : dans la région de Mons Borinage : en patois et en images, Saint-Ghislain : Cercle d’histoire et d’archéologie de Saint-Ghislain et de la région, 2018, p. 93.

Sa biographie :

Né à Dour, le 23 juin 1873, Camille Moury est le fils de Jules Moury et de Rolande, Eugénie Derveau. Il fréquente l’Ecole des Frères puis l’école communale de Dour. À 12 ans, il entame une carrière de métallurgiste à l’Arsenal de Cuesmes, puis d’ajusteur en 1893. À ses 15 ans, il décide d’abandonner la pratique religieuse pour adhérer au POB. Cependant, ce parti ne permet pas d’obtenir l’avancement qu’il désire. Par la suite, il s’occupa à rédiger des textes humoristiques en patois pour l’hebdomadaire, « Le Farceur », sous le pseudonyme de K. Mouri.

Par ailleurs, il a également obtenu son diplôme de comptable à l’école industrielle. En 1900, il entame une collaboration régulière avec le journal, « Le suffrage universel », dans lequel il annonce la naissance d’un cercle de libre pensée. En 1901, il est nommé trésorier au sein de la coopération « Les Socialistes Réunis » afin d’épauler le directeur, Alfred Danhier. En 1904, il devient correspondant pour « L’Avenir du Borinage ». En 1905, il organise le syndicat des métallurgistes et devient même administrateur de celui des mineurs. Dans ce contexte, il convient d’indiquer qu’il tentera de favoriser le développement intellectuel des ouvriers en mettant notamment en place des soirées théâtrales ou encore des conférences. Par ailleurs, c’est également au cours de la même année, qu’il a été secrétaire de la caisse de secours, « Les Solidaires », de Dour. Cela lui donna envie de créer d’autres mutuelles dans la région du Borinage.

En 1904, il fut conseiller communal à Dour avant d’échouer aux législatives de 1912. Après la Première Guerre mondiale, il contribua à la création de la clinique de Baudour ainsi qu’à la fondation de la « Fédération des Femmes prévoyantes » en 1919. Par ailleurs, il fut également échevin des travaux à Dour en 1921 et élu député parlementaire du 12 juillet 1919 au 6 février 1924.

Il est décédé à Dour le 6 février 1924.

Ses fonctions :

  • Métallurgiste
  • Ajusteur
  • Auteur de textes humoristiques, d’articles dans des journaux
  • Trésorier
  • Correspondant
  • Administrateur de syndicat
  • Secrétaire de la caisse de secours de Dour
  • Conseiller communal à Dour
  • Échevin des travaux de Dour
  • Député parlementaire

Ligne du temps :

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