Mémorial à la mémoire des prisonniers politiques à Dour

Mémorial à la mémoire des prisonniers politiques à Dour

Mémorial à la mémoire des prisonniers politiques à Dour

Image issue de : « Inauguration du mémorial des Prisonniers Politiques à Dour », dans « Dour en fête 1830-1980 », dans Annales de Cocars, n°1, 1980, p. 54.

Historique :

Ce mémorial[1], créé à l’initiative de la section de Dour de la Confédération des Prisonniers Politiques et Ayants-droit a été inauguré le 5 octobre 1980. Il était destiné, d’une part, à rendre hommage aux prisonniers politiques de l’Entité de Dour ayant disparu pendant la Seconde Guerre mondiale, et d’autre part, à rappeler les horreurs de ce conflit mondial pour que plus jamais cela ne se reproduise. Ce mémorial, sur lequel sont gravés les mots « souviens-toi », a été réalisé par Leine de Saint-Ghislain, ancien prisonnier politique lui-même, et érigé sur un des murs du cimetière communal de Dour. Ainsi, celui-ci est constitué en trois parties : le mur composé de pierres en provenance de pays qui ont souffert de l’occupation nazie ; le monument réservé aux femmes illustré par une céramique représentant une femme tenant un enfant dans ses bras ; et finalement la partie centrale représentant un prisonnier « NN » marqué de cette manière par les Allemands dont la signification « Nuit et Brouillard » indiquait la non possibilité pour ce prisonnier d’obtenir la liberté.

 Lors de l’inauguration, il fut dévoilé par le représentant du comité national, Marc Malice, avant que toute personne le désirant vienne y déposer des fleurs. Par la suite, Jules Demarques et Victor Berlemont allèrent déposer au fond du sépulcre l’urne contenant les cendres d’un prisonnier politique massacré à Auschwitz avant que Fernand Danhier et Charles Masy aillent déposer à leur tour la feuille de plomb et la croix du prisonnier politique. Quant à la dernière dalle, elle fut posée par le bourgmestre de Dour, Arthur Capouillez, et du député, Michel Tromont. Par la suite, de nombreux discours, en compagnie du corps communal et échevinal, furent réalisés. Ceux-ci furent suivis par un vin d’honneur au cours duquel le bourgmestre de Dour, Arthur Capouillez, reçut la nomination de gardien de ce monument et le diplôme qui l’accompagnait.

Dans ce contexte, il convient de souligner que le 11 novembre 1980 eut également lieu à ce mémorial une autre commémoration où des cendres d’une prisonnière de Ravensbruck, le camp de la mort des femmes, furent également déposées au sein de l’urne du monument.

[1] Il est intéressant ici de souligner au lecteur que les ressources disponibles dans le fonds local de la Bibliothèque communale de Dour ne nous permettent pas de localiser avec précision cet endroit.

Ligne du temps :

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